une heure dans ma tête

La folie n'est qu'un point de vue. Et mon propre point de vue ne cesse de changer. suis je folle? Le seriez vous?

je te regarde me parler, j'entends chacun de tes mots et certains mots m'emmenent vers des méridades d'autres mots, et tout en t'écoutant je vois des histoires, des couleurs et des émotions qui vont avec.

Je vois le plan large de ces histoires et de TES histoires. Cela me fait rigoler ou bien pleurer, ou pire encore, me donne envie de m'arrcher chaque poil de mon êttre, tellement je vois le ridicule de ce monde, l'opacité de l'être humain envers ses propres dires et actions.

Ce qui m'emmène en même temps à penser, qu'il faut que j'avance la date que j'ai prévu pour ma propre mort (oui, je trouve que j'y ai droit, c'est MA vie apres tout, libre à moi d'en décider, sauf si la vie a prévu autre chose avant) ce qui a pour conséquence de m'apaiser. Interieurement, j'ecris une petite liste avec des choses à prévoir en cas de décès, donner mon corps à la science, prevenir qui doit savoir quoi etcetera.

Mais j'ai un bucketlist à finir avant cette date.

Parlons de bucketlist, faut absolument que je contacte un... ah, qu'as tu dit? Oui, je suis d'accord, allons à droite...

on tourne, et je continue à t'écouter, mais là, j'ai du mal, une baisse d'energie pas possible. Je n'entends plus rien , le cerveau buggue... tu me prends par la main, tu connais mes fatigues, et tu me guides le reste du chemin, en silence, pour que je retrouve mon esprit et le fil de mes pensées...

 

je marche en pilot automatique...et, oh! un pigeon! mais regarde!! trop beau ce pigeon!!!  je tourne ma tête tout en te laissant me guider... j'observe ce petit être, peureux mais libre, sa seule occupation semble être de trouver de quoi manger... mais quelle liberté de ne penser qu'à ça.

je retourne mon regard vers la rue et vois une affiche drolement chouette, et reçois pam! dans la gueule, un sensory overload! des couleurs, des bruits dans la rue, des mouvements des gens, des odeurs, oh oui, surtout leurs odeurs, mais mon Dieu, ils ne peuvent pas se laver un peu non?!

Faut que je sors d'ici, mon coeur palpite, je veux mourir, mais d'abord faut sortir d'ici, panique!

 

bref... ce n'est qu'un petit apercue, parfois je dors pendant des jours, incapable de faire quoi que ce soit, parfois je me sens comme un octopus en manque de bras tellement que j'ai des solutions à creer à tout le mal dans ce monde de merde. et puis y a des moments que j'ai envie d'embrasser chaque personne que je rencontre.

mais la pensée qu'un beau jour, tout ceci pourrra se calmer à toujours, m'apaise....